Étude Jabra Worklife – communiqué du 15 octobre 2026 (Paris)
L’étude Jabra Worklife, menée auprès de 1 000 actifs en France, révèle un paradoxe générationnel : les Millennials sont les premiers utilisateurs intensifs de l’IA générative, mais aussi les moins accompagnés. La Gen Z, plus sereine et mieux formée, aborde la transformation avec un optimisme que ne partagent pas ses aînés.
Des Millennials plus inquiets, mais tout aussi investis dans l’IA
Les Millennials et la Gen Z n’abordent pas le travail avec les mêmes priorités ni les mêmes inquiétudes. 43 % des Millennials placent leur salaire comme l’aspect le plus important de leur travail (contre 37 % de la Gen Z), suivi de l’équilibre vie pro/vie perso à 29 % (contre 21 %). 25 % des Millennials associent leur travail au stress, contre 15 % des Gen Z, et ils sont deux fois plus inquiets pour leur avenir professionnel (16 % contre 8 %).
L’arrivée de l’IA n’a pas creusé le fossé entre les deux générations : 37 % des Millennials utilisent l’IA générative chaque jour ou plus au travail, contre 33 % des Gen Z, avec une vision largement positive de son impact (65 % contre 61 %).
Le soutien de l’employeur, écart décisif
- 33 % des Millennials n’ont reçu aucune formation à l’IA, contre 22 % des Gen Z.
- 31 % des Millennials manquent de temps pour apprendre et expérimenter l’IA, soit deux fois plus que la Gen Z (16 %).
- 60 % des Gen Z ont bénéficié d’au moins une formation structurée à l’IA (contre 48 % des Millennials).
- 50 % des Gen Z disposent de KPI clairs sur l’usage attendu de l’IA dans leur poste (contre 43 %).
L’accompagnement passe aussi par les outils : les Gen Z citent plus souvent le matériel parmi les freins à une utilisation efficace de l’IA. 21 % souhaitent des équipements pour utiliser l’IA en mobilité (contre 17 % des Millennials), 17 % du matériel vidéo pour leurs réunions (contre 12 %) et 13 % un casque ou un micro fiable pour une IA mains libres (contre 9 %).
La Gen Z, plus optimiste, mais pas insouciante
57 % des Gen Z se déclarent optimistes pour leur carrière à l’ère de l’IA, contre 50 % des Millennials et 48 % de la Gen X. 51 % pensent que l’IA pourra accomplir 50 % ou plus de leurs tâches d’ici 12 à 24 mois, sans que cette perspective n’ébranle leur optimisme.
La Gen Z est aussi plus polarisée : 31 % s’attendent à travailler davantage avec l’IA dans 12 mois, mais 15 % (soit 10 points de plus que les Millennials) pensent qu’ils en feront moins usage, alors que 39 % des Millennials et 45 % de la Gen X estiment qu’ils travailleront plus avec l’IA. Les plus jeunes ont aussi le sentiment que cette technologie les a coupés humainement : 20 % estiment que l’IA a réduit leur lien avec leurs collègues (contre 16 % des Millennials) et 9 % se sentent seuls au travail (contre 5 %). Enfin, 30 % jugent leur charge de travail ingérable, soit près de deux fois plus que les Millennials (16 %).
« Cette étude montre que les besoins d’accompagnement face à l’IA diffèrent selon les générations. Les Millennials l’utilisent beaucoup, mais manquent de formation et de temps pour apprendre. Les managers doivent donc leur permettre de se former dans le cadre de leur travail, sans alourdir leur charge. La Gen Z, mieux formée et plus confiante, est pourtant plus nombreuse à juger sa charge de travail ingérable. Son aisance avec l’IA ne doit pas conduire à lui en demander toujours plus. Pour les managers, l’enjeu est d’adapter la formation et les attentes aux besoins de chacun. »
Maud Brissaud, directrice commerciale de Jabra France
Méthodologie
L’étude Jabra Worklife a été menée en mai 2026 auprès de 1 000 actifs en France, répartis en quatre générations : Gen Z (252 répondants, environ 18-29 ans), Millennials (329 répondants, environ 30-44 ans), Gen X (373 répondants) et Boomers (46 répondants). Le rapport complet est disponible sur le site de Jabra (jabra.com/fr-fr/thought-leadership/worklife).
À propos de Jabra
Jabra est une marque de solutions audio, vidéo et de collaboration pour les entreprises, membre du groupe GN (fondé en 1869, plus de 7 500 personnes, coté au Nasdaq de Copenhague).
