Étude Atlassian : la mauvaise communication coûte une journée de productivité par mois aux salariés français

Les salariés français perdent une journée de travail par mois à cause de messages peu clairs ou mal interprétés
Des malentendus liés à la communication écrite peuvent affecter le climat de travail et parfois avoir des répercussions sur les carrières
Le chat et l’e-mail, largement utilisés au quotidien, peuvent se prêter à des incompréhensions lorsqu’ils sont mobilisés pour des échanges complexes ou sensibles
Les messages vidéo asynchrones offrent une alternative efficace pour éviter les malentendus

Paris, 10 février 2026 – Au nom d’enjeux économiques, organisationnels ou de cohésion, de nombreuses entreprises françaises continuent d’appeler au retour au présentiel. Cette dynamique coexiste toutefois avec des modèles de travail fragmentés dans le temps ou dans l’espace — tels que le temps partiel, le job sharing, le travail hybride ou le télétravail — sont depuis longtemps une réalité dans de nombreuses organisations et offrent aux salariés une plus grande flexibilité. C’est précisément dans ces situations, marquées par des formes de travail asynchrones et des temps de coordination décalés, que la communication joue un rôle central et devient souvent un défi. Selon la nouvelle étude d’Atlassian, une mauvaise communication au travail engendre des malentendus qui font perdre du temps et ont un impact négatif sur la productivité, le bien-être émotionnel et même la carrière des individus.

Une mauvaise communication nuit à la productivité

L’étude révèle que les salariés français perdent en moyenne une journée de travail par mois à corriger des erreurs évitables causées par des e-mails et des messages instantanés confus. Au cours du mois précédant l’enquête, 72 % d’entre eux avaient même effectué des tâches inutiles ou avaient dû les refaire à cause d’une méprise sur un message écrit.

En outre, ils passent en moyenne trois heures par semaine à interpréter des messages vagues ou ambigus reçus de leurs collègues ou clients. Résultat : un temps de travail précieux est consacré non pas à l’obtention de résultats, mais à la résolution de malentendus qui auraient pu être évités.

Atteinte à la culture d’entreprise et au travail d’équipe

Les mauvaises interprétations à l’écrit ralentissent non seulement le travail, mais ont également un impact durable sur la culture d’entreprise. Ainsi, 76 % des personnes interrogées ont déjà été confrontées à des messages mal interprétés ayant eu des conséquences négatives sur l’ambiance de travail, qu’il s’agisse de relations professionnelles détériorées (47 %), de situations portées à l’attention des supérieurs hiérarchiques (24 %) ou du service des ressources humaines (20 %).

Même des malentendus mineurs peuvent impacter les parcours professionnels : près d’un quart (24 %) des personnes interrogées ont envisagé de démissionner à la suite d’un malentendu sur leur lieu de travail.

Les relations entre collègues en pâtissent également. Près de la moitié (42 %) des personnes interrogées déclarent avoir des difficultés à se concentrer en raison de la peur ou de l’anxiété liées à une mauvaise communication, et 37 % disent avoir déjà éprouvé de la rancœur envers l’auteur d’un message mal compris.

Même des signaux en apparence anodins dans la communication écrite peuvent susciter la méfiance : 41 % des salariés français ont déjà supposé qu’un collègue ne les appréciait pas à cause de l’utilisation de la fonction « Répondre à tous » pour un message qui leur était destiné, et 34 % en raison d’un usage jugé excessif des points d’exclamation.

« Un texte plus abrupt qu’il ne devait l’être, un message vague qui gâche tout un après-midi, ou une réponse passive-agressive regrettée après coup… Pris individuellement, ce sont des problèmes mineurs, mais au fil des semaines et des mois, ils s’accumulent et ont un impact notable sur la façon dont les équipes perçoivent leur travail et leurs interactions les unes avec les autres », a déclaré Jesse Feldman, Lead Product Marketing Manager Loom chez Atlassian.

Pour éviter les malentendus, mieux vaut utiliser les bons canaux

De manière générale, les problèmes de communication tiennent au fait que les entreprises ne choisissent pas toujours les canaux les plus adaptés. Le chat et les e-mails dominent le quotidien professionnel, mais 40 % des répondants citent les e-mails comme les formats les plus sujets aux malentendus, et 36 % le chat.

Ces deux canaux ont pourtant leurs avantages : le chat est particulièrement efficace pour les échanges informels entre collègues, tandis que l’e-mail est mieux adapté à la documentation des décisions et aux mises à jour importantes. Les difficultés apparaissent lorsque les équipes tentent d’aborder sans nuance des sujets complexes, des décisions sensibles ou des retours délicats.

Dans les modèles de travail fragmentés en particulier, il est essentiel pour les entreprises d’adopter une stratégie de canaux de communication privilégiant des échanges riches et favorisant le travail asynchrone :

  • Les petits indices émotionnels dans la communication écrite, comme les réactions ou les emojis, permettent de clarifier les intentions et d’éviter les malentendus. Dans une précédente étude, Atlassian révélait que 78 % des salariés dans le monde étaient plus enclins à lire des messages contenant des emojis.
  • Pour les contenus sensibles, les messages vidéo courts et enregistrés constituent un moyen efficace de transmettre des informations nuancées. Ils permettent de faire passer le ton de la voix, les expressions faciales et le contexte, sans que toutes les personnes concernées aient à être disponibles simultanément.
  • La vidéo, un booster de compréhension : 58 % des personnes interrogées estiment qu’une courte vidéo aurait pu éviter leur dernier malentendu, mais seules 21 % utilisent aujourd’hui ce format.

Les entreprises gagneraient à encourager ce type de communication vidéo afin de renforcer la clarté, de réduire les malentendus et, en particulier, de soutenir les salariés en job sharing, à temps partiel ou en télétravail. Cela permet aux modes de travail fragmentés de rester véritablement flexibles, sans créer d’heures supplémentaires ni de stress, et sans empiéter sur le temps libre. Les équipes gagnent ainsi en productivité, en collaboration et en bien-être durable.

Méthodologie

En collaboration avec Wakefield Research, Atlassian a interrogé 7 000 employés de bureau aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Espagne, en Australie et en Inde entre le 12 et le 22 décembre 2025 sur leur expérience en matière de communication au travail et son impact. Les personnes interrogées comprenaient à la fois des employés à temps plein et à temps partiel.

À propos d’Atlassian

Atlassian libère le potentiel de chaque équipe. Leader reconnu dans le domaine des logiciels de développement, de gestion du travail et de gestion des services d’entreprise, Atlassian permet aux entreprises de connecter leurs équipes commerciales et techniques grâce à un système de travail basé sur l’IA qui libère la productivité à grande échelle. Les logiciels de collaboration d’Atlassian sont utilisés par plus de 80 % des entreprises du classement Fortune 500 et par plus de 300 000 clients dans le monde entier, dont la NASA, Rivian, Deutsche Bank, United Airlines et Bosch, qui comptent sur nos solutions pour faire avancer leur travail.

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par Stéphane

Stéphane Poignant est formateur RH et créateur de jeux sérieux, de guides pratiques et de contenus qui font bouger les lignes. Il explore les coulisses du SIRH, de la data RH et du learning by doing. https://www.linkedin.com/in/stephanepoignant/