Agents IA : les Français séduits par le gain de temps, mais réticents sur l’autonomie et le partage de données personnelles.

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Etude Ifop x Converteo

Entre envie de gagner du temps et peur de perdre le contrôle : 65 % des Français voient dans l’IA générative une alliée à qui déléguer leurs corvées quotidiennes, mais exigent de garder la main sur l’action finale. C’est l’une des révélation de l’étude “Les Français et l’IA agentique” menée par l’Ifop pour Converteo afin d’ausculter l’attitude des Français face à l’IA agentique — ces intelligences artificielles capables d’agir de façon autonome pour accomplir des tâches à la place de l’utilisateur.

L’IA générative, désormais ancrée dans le quotidien

Première conclusion de l’étude : 64 % des Français utilisent aujourd’hui des outils d’IA générative (ChatGPT, Gemini, Mistral, Claude, IA Meta…) pour des besoins personnels, contre seulement 44 % en avril 2025.

La fréquence d’usage progresse également : 41 % des Français y recourent au moins une fois par semaine en mars 2026, contre 35 % en août 2025. Les moins de 35 ans et les CSP+ sont les profils les plus actifs.

Déléguer à l’IA ? Oui, mais pas sans filet

53 % des Français se déclarent prêts à accepter de déléguer des tâches à une IA. Dans le détail, 43 % le feraient à condition de pouvoir valider l’action finale, tandis que seuls 10 % consentiraient à aller jusqu’à une délégation totale.

Ainsi, une IA agentique capable de réserver, comparer, négocier ou gérer une réclamation à la place de l’utilisateur suscite un intérêt croissant, mais reste encadrée par un besoin de contrôle.

L’expérience fait la différence : ce taux d’acceptabilité bondit à 79 % chez les utilisateurs réguliers d’IA générative, contre seulement 22 % chez les non-utilisateurs.

Les démarches administratives, premier terrain de jeu attendu

Au total, 65 % des Français identifient au moins un domaine où un assistant IA leur ferait gagner du temps — ce chiffre monte à 88 % chez les utilisateurs réguliers.

Quand on leur demande dans quel domaine ils souhaiteraient qu’une IA prenne le relais, les Français :

  • plébiscitent en premier lieu les démarches administratives (34 %),
  • devant la gestion des services après-vente (14 %),
  • les courses du quotidien (9 %),
  • et l’organisation de loisirs ou de voyages (8 %).

Face à un problème avec une marque, l’humain reste roi… pour l’instant

En cas de litige ou de panne, 52 % des Français préfèrent encore un interlocuteur humain, quitte à attendre. Mais ce réflexe s’érode significativement chez les utilisateurs réguliers d’IA (39 % seulement dans ce cas). À noter que la voix s’impose comme l’interface IA préférée. 15 % des Français accepteraient de parler à une IA vocale si elle s’avère aussi efficace qu’un humain, un chiffre qui monte à 27 % chez les 15-17 ans.

Partager ses données : le verrou qui résiste

Si l’idée d’un « Personal Shopper » IA est séduisante, seuls 32 % des Français se disent prêts à partager leur historique d’achats à une IA de marque pour en bénéficier. Les réticences sont fortes : 40 % préfèrent découvrir les produits par eux-mêmes, et 28 % refusent catégoriquement de partager leurs données personnelles. Les utilisateurs les plus réguliers et les profils les plus ouverts à la délégation s’avèrent nettement plus réceptifs (respectivement 55 % et 80 %).

La confiance va à l’assistant personnel, pas à l’IA de marque

Interrogés sur le type d’IA auquel ils feraient le plus confiance pour les accompagner dans leurs achats ou démarches, les Français plébiscitent leur assistant IA personnel plutôt que l’assistant d’une marque spécifique. 52 % déclarent ne faire confiance à aucun des deux. Néanmoins ce chiffre tombe à 8 % parmi les profils les plus ouverts au partage de données.

« Nos compatriotes sont déjà convaincus par l’utilité de l’IA, mais ils ne sont pas encore prêts à lui céder totalement le contrôle, ni à lui ouvrir spontanément l’accès à leurs données », explique Laurent Nicolas-Guennoc, Directeur marketing et communication de Converteo.

« Pour les marques et les entreprises, le message est clair : l’IA agentique représente un levier de valeur réel, mais son déploiement devra s’appuyer sur la transparence, le contrôle utilisateur et la construction progressive de la confiance. »

Méthodologie : Étude quantitative menée par l’Ifop pour Converteo du 11 au 13 mars 2026 auprès d’un échantillon de 1051 individus représentatifs de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas).

À propos de Converteo

Converteo est une société de conseil et de services technologiques qui pilote la transformation de ses clients grâce à la Data, l’IA et l’Agentique. De la stratégie à l’exécution, ses 450 consultants et experts déploient les solutions technologiques les plus avancées pour plus de 200 acteurs majeurs de l’économie. Fondé en 2007, Converteo a son siège à Paris et dispose de bureaux à New York, Toronto, Madrid et Shanghai.

 

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par Stéphane

Stéphane Poignant est formateur RH et créateur de jeux sérieux, de guides pratiques et de contenus qui font bouger les lignes. Il explore les coulisses du SIRH, de la data RH et du learning by doing. https://www.linkedin.com/in/stephanepoignant/