L’IA bouleverse le recrutement mondial : le poste de “formateur IA” enregistre une hausse de 283% en 2025

L’IA bouleverse le recrutement mondial : le poste de “formateur IA” enregistre une hausse de 283% en 2025

La 4ème édition du Global Hiring Report réalisée par Deel, plateforme mondiale de RH et de paie, révèle que dans la course à l’intelligence artificielle, la compétition fait rage. “Formateur IA” ou “AI trainer” est non seulement devenu une profession à part entière, mais c’est aussi le poste ayant enregistré la plus grande croissance en 2025 : on les dénombre à 70 000 dans plus de 600 entreprises, soit une hausse de 283% par rapport à 2024. En France, ce sont les formateurs IA en traduction qui sont les plus recherchés.

 

Côté rémunération, celle-ci varie en fonction de l’expérience, du sujet d’interventions et des attentes liées au rôle, mais 25% des offres proposent des salaires à plus de 40€ de l’heure. Malheureusement, l’inégalité salariale persiste partout dans le monde, et davantage dans les pays les plus développés. En France, où les postes de formateurs IA sont détenus à 44% par des femmes et à 56% par des hommes, le salaire médian est d’environ 15€ de l’heure pour les femmes pendant que les hommes gagnent un salaire médian d’environ 34€ de l’heure. L’Espagne et l’Italie n’enregistrent, eux, qu’un euro et cinquante centimes d’écart.

 

Les disparités enregistrées semblent être les mêmes qu’habituellement dans les salaires de la tech : le secteur d’application. Par exemple, en psychologie beaucoup de “AI trainers” sont des femmes, alors qu’en mathématiques, on retrouve très largement des hommes chez les “AI trainers”. En revanche, cela n’explique pas tout : l’écart de salaire restant important sur des rôles plus généraux.

“Nous dévoilions dans une autre étude fin 2025 que l’émergence de l’intelligence artificielle entraînerait une baisse des offres de postes juniors, mais qu’elle ne serait pas la cause d’un chômage de masse. C’en est ici la preuve : l’intelligence artificielle crée aussi énormément d’emplois. L’enjeu crucial de compétitivité sera non seulement la formation des équipes en place, mais surtout celle des générations futures, afin de répondre à la demande.“ analyse Maxime Hoff, porte-parole de Deel en France.
Les résultats de cette étude, datant de novembre 2025, révélait que 62% des entreprises françaises investissaient massivement en ce sens afin de faire évoluer leurs équipes et sécuriser leur compétitivité, mais que 57% d’entre elles peinaient à trouver des formateurs qualifiés[1].

 

Méthodologie
L’étude de Deel agrège les données de plus d’un million de contrats et de plus de 37 000 clients de Deel dans 150 pays. Tous les contrats actifs sur la plateforme Deel (c’est-à-dire payés ou gérés via la plateforme) en 2025 ont été pris en compte dans l’analyse. Les comparaisons d’une année sur l’autre à partir de 2023 ou 2024 incluent tous les contrats actifs au cours de ces années. Chaque contrat est associé à une rémunération dans une devise donnée. Ces taux de rémunération ont été convertis en dollars américains (ou en devise locale, le cas échéant) en utilisant le taux de change moyen de 2025.

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par Stéphane

Stéphane Poignant est formateur RH et créateur de jeux sérieux, de guides pratiques et de contenus qui font bouger les lignes. Il explore les coulisses du SIRH, de la data RH et du learning by doing. https://www.linkedin.com/in/stephanepoignant/