L’IA fait déjà partie du quotidien professionnel, mais les entreprises devront combler un déficit de confiance avant de pouvoir libérer la prochaine vague de gains de productivité liés à l’IA, selon une nouvelle étude mondiale menée par TeamViewer, l’un des principaux fournisseurs de solutions de digital workplace. Bien que 62 % des répondants français utilisent l’IA quotidiennement, 70 % préfèrent toujours une supervision humaine avant que l’IA ne passe à l’action, tandis que les responsables IT anticipent que 30 % des services numériques de l’entreprise fonctionneront de manière autonome d’ici 2030. Göppingen, Allemagne, le 22 juillet 2026.
L’étude mondiale « Path to the Autonomous Workplace » analyse le passage d’une IA d’assistance, dans laquelle les utilisateurs formulent des requêtes et vérifient les résultats, à des systèmes autonomes capables d’identifier les besoins et d’agir avec une intervention humaine progressivement réduite.
Les principaux résultats de l’étude en France
L’IA est déjà utilisée quotidiennement. 62 % des répondants utilisent l’IA au moins une fois par jour, seulement 3 % ne constatent aucun bénéfice professionnel notable de l’IA, et 59 % décrivent leur expérience avec l’IA comme positive.
Le poste de travail autonome progresse, en particulier dans l’IT. 25 % des responsables IT décrivent leurs départements comme au moins partiellement autonomes. 100 % des responsables IT affirment qu’ils seraient à l’aise de déléguer au moins une tâche à l’IA.
La confiance diminue à mesure que l’IA gagne en autonomie. 70 % des répondants préfèrent que l’IA ne prenne aucune action indépendante. Bien que 27 % soient prêts à laisser l’IA agir plus autonomement en leur nom, une majorité de ce groupe (78 %) ne sont à l’aise que si l’IA se limite à des tâches bien définies. Seul 1 répondant sur 17 (6 %) n’a aucune préoccupation concernant une IA fonctionnant sans supervision humaine.
Les répondants ne rejettent pas l’autonomie, ils rejettent l’autonomie invisible. 28 % souhaitent que l’IA détecte et corrige les problèmes en amont tout en les tenant informés. Cependant, plus de répondants (36 %) préfèrent signaler les problèmes eux-mêmes et attendre que l’IT les résolve, plus que dans tout autre pays. Paradoxalement, 71 % sont à l’aise avec une IA agissant de manière autonome, à condition qu’ils puissent intervenir si nécessaire.
Les garde-fous sont essentiels à la confiance. Les répondants estiment qu’une action autonome serait plus acceptable avec des protections fortes de la sécurité et de la confidentialité (30 %), des limites sur ce que l’IA peut accéder (28 %), des notifications avant les changements majeurs (27 %), des journaux d’activité visibles (27 %) et des options d’annulation (24 %).
Les répondants s’attendent à ce que l’IA transforme le travail, sans le supprimer. D’ici 2030, 34 % s’attendent à ce que l’IA les assiste tout en continuant à effectuer eux-mêmes la majorité des tâches, 25 % prévoient de déléguer davantage de tâches pour se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée, et seulement 3 % s’attendent à voir leur poste supprimé.
Un déficit de confiance envers l’IA
Ces résultats mettent en évidence ce que TeamViewer appelle le déficit de confiance envers l’IA : les utilisateurs sont de plus en plus à l’aise avec l’IA en tant qu’assistant, mais restent réticents à accorder aux systèmes autonomes davantage d’accès, d’autorité et de responsabilité. Ce déficit engendre déjà une charge de vérification importante. Près de la moitié des répondants (46 %) vérifient souvent ou systématiquement les résultats produits par l’IA avant de s’y fier, contre 56 % au niveau mondial. Les salariés français consacrent en moyenne un peu plus d’une heure par semaine à contrôler le travail généré par l’IA, soit une demi-heure de moins que la moyenne mondiale. Par ailleurs, 50 % déclarent ne pas toujours savoir quand faire confiance à l’IA et quand la vérifier.
« L’IA transforme déjà notre façon de travailler, mais la prochaine étape se jouera sur la confiance. Les organisations ne réussiront pas en accordant à l’IA une autorité illimitée. Elles réussiront en construisant des systèmes qui fonctionnent de manière sûre, transparente et responsable, dans des cadres clairement définis. La véritable opportunité consiste à utiliser l’IA et l’automatisation pour prévenir les dysfonctionnements, améliorer les expériences numériques et permettre aux collaborateurs de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. C’est une autonomie maîtrisée, et non une automatisation non contrôlée, qui permettra de libérer la prochaine génération de productivité. »
— Oliver Steil, PDG de TeamViewer
L’IT en première ligne de l’autonomie
L’IT devrait être l’un des premiers domaines où les systèmes autonomes s’imposeront. Les problèmes technologiques sont souvent répétitifs et mesurables, ce qui facilite leur détection précoce, leur résolution automatique, et, à terme, leur traitement dans le cadre de garde-fous définis. L’étude confirme cette tendance : 100 % des décideurs informatiques interrogés en France délégueraient au moins une tâche IT à l’IA, le plus souvent des ajustements de performance des appareils (47 %), la résolution de pannes courantes (47 %) et les mises à jour système (45 %). Cette disposition reflète les progrès rapides réalisés dans les opérations IT et confirme la tendance vers une autonomie croissante du poste de travail.
« Pendant des années, les logiciels ont été conçus autour de ce que les utilisateurs leur demandaient de faire. Les systèmes autonomes changent ce modèle. La prochaine étape consiste à concevoir des systèmes qui savent quand agir, quand attendre et quand impliquer les humains dans la décision. Cela nécessite des garde-fous clairs, des actions préapprouvées, une supervision fondée sur le risque et une transparence totale sur ce que le système a fait et pourquoi. L’autonomie se généralisera lorsque les organisations pourront démontrer son efficacité sur des cas d’usage précis et de confiance, avant de l’étendre en toute confiance. »
— Mei Dent, Chief Product and Technology Officer, TeamViewer
À propos de l’étude
L’étude a été menée par Sapio Research pour le compte de TeamViewer en avril et mai 2026, auprès de 4 200 répondants dans 9 marchés : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, Singapour et le Brésil. Les répondants comprenaient une répartition équilibrée entre managers et employés, dans toutes les tailles d’entreprise confondues.
À propos de TeamViewer
TeamViewer (XETRA : TMV) élimine les frictions numériques avant qu’elles ne perturbent la productivité. Alors que l’IA accélère la prolifération des machines, des applications et des agents au-delà des capacités humaines, TeamViewer reprend le contrôle en surveillant en temps réel l’état des terminaux, en agissant de manière autonome pour maintenir les technologies dans leur état cible et en guidant les opérateurs lorsque l’intervention humaine est nécessaire. Sa plateforme TeamViewer ONE unifie la gestion des terminaux, l’expérience numérique des collaborateurs et le support à distance agentique afin d’accompagner la transition vers la gestion autonome des terminaux (AEM). Plus de 600 000 clients, des petites entreprises aux plus grandes entreprises mondiales, s’appuient sur TeamViewer pour assurer le bon fonctionnement de leurs opérations numériques et physiques.
Source : TeamViewer, communiqué de presse, 22 juillet 2026.