75 % des salariés français utilisent déjà l’IA au travail, mais seulement 15 % l’ont intégrée à leurs workflows quotidiens.
Paris, le 18 juin 2026 – Atlassian dévoile les résultats du rapport State of Teams 2026, alors que les entreprises françaises font aujourd’hui face à une accélération sans précédent des rythmes de travail, à la généralisation du travail hybride et à l’irruption massive de l’intelligence artificielle (IA) dans le quotidien professionnel. Cette nouvelle édition de l’étude annuelle met en lumière un paradoxe majeur : alors que l’IA permet aux individus de travailler plus rapidement, les organisations peinent encore à transformer la collaboration d’équipe, faisant du travail collectif le principal obstacle au retour sur investissement de l’IA.
Une transformation encore incomplète à l’échelle des équipes
Le rapport, qui s’appuie sur les témoignages de plus de 2 000 employés de bureau français et de plus de 170 dirigeants d’entreprises internationales classées au Fortune 1000, révèle que si l’IA est désormais largement adoptée dans les entreprises françaises, ses avantages ne se traduisent pas encore par une amélioration des performances des équipes. En effet, 75 % des employés de bureau français déclarent utiliser l’IA au travail, mais seulement 15 % l’ont pleinement intégrée à leurs workflows quotidiens, soulignant un écart important entre l’expérimentation et la transformation.
Parallèlement, au niveau mondial, bien que 89 % des dirigeants affirment que l’IA a accéléré la rapidité d’exécution, seuls 6 % peuvent citer des exemples de retour sur investissement tangible, ce qui suggère que les gains de productivité individuels ne se traduisent pas par les résultats concrets que les dirigeants attendent de l’IA.
Ce déséquilibre exerce une pression croissante sur les équipes. En France, 90 % des employés déclarent que l’accent mis en permanence sur l’exécution leur laisse peu de temps et de ressources pour la coordination, tandis que 83 % indiquent que leurs processus et flux de travail ne sont pas optimisés pour l’IA. De ce fait, les inefficacités persistent, 75 % des employés français observant des doublons entre les équipes. Ces constats révèlent un problème structurel plus vaste : les organisations accélèrent la production sans renforcer la coordination nécessaire à l’obtention de résultats cohérents et de haute qualité. Les conséquences de ce phénomène, qu’Atlassian a baptisé « taxe de fragmentation de l’IA », coûtent chaque année 161 milliards de dollars aux entreprises mondiales du classement Fortune 500.
Ce rythme de travail a également des répercussions sur les employés et leurs résultats. Près des deux tiers des employés français (63 %) estiment que les résultats générés par l’IA ne sont pas systématiquement de haute qualité, et plus de la moitié (52 %) pensent que l’utilisation de l’IA implique un compromis entre rapidité et qualité. 41 % des personnes interrogées en France citent l’attente de résultats rapides comme principale cause de stress au travail, avant même les changements organisationnels et le manque de clarté quant à la direction à prendre. Malgré cela, l’optimisme autour de l’IA reste fort : 60 % des employés affirment qu’elle contribue à la rapidité de leur équipe, 59 % constatent une amélioration de la qualité et 56 % observent des gains en matière d’innovation.
Un changement de modèle nécessaire pour libérer le potentiel de l’IA
L’un des principaux facteurs de cet écart réside dans la manière dont les organisations abordent la transformation par l’IA. L’étude révèle que les dirigeants privilégient les investissements technologiques au détriment des ressources humaines et des pratiques. À l’échelle mondiale, les cadres sont 84 % plus enclins à investir dans des outils que dans le développement des compétences nécessaires à leur utilisation efficace, et cette tendance se confirme en France, où seulement 24 % des employés déclarent avoir accès à des formations approfondies en IA. Parallèlement, 42 % des employés français estiment que leurs dirigeants perçoivent l’IA comme une solution miracle capable de résoudre à elle seule les problèmes organisationnels. Ceci est d’autant plus significatif qu’au niveau mondial, 81 % des dirigeants estiment que l’avenir du travail repose sur une combinaison de collaboration humaine et d’IA, et non sur la seule technologie.
Le rapport identifie également une voie à suivre. Un petit groupe d’équipes très performantes, représentant seulement 14 % des équipes au niveau mondial, a intégré avec succès l’IA à ses méthodes de travail en privilégiant le contexte partagé, en repensant les flux de travail pour favoriser la collaboration entre les humains et l’IA, et en instaurant une culture d’apprentissage et d’expérimentation continus.
« L’IA a tenu ses promesses en matière de rapidité, mais la rapidité à elle seule ne crée pas de valeur commerciale. Le véritable changement intervient lorsque les organisations cessent de considérer l’IA comme un simple outil de productivité individuelle et commencent à l’intégrer dans la manière dont les équipes travaillent réellement ensemble. », a déclaré le Dr Molly Sands, responsable du Teamwork Lab chez Atlassian.
Méthodologie
Ce rapport s’appuie sur des recherches menées par le Teamwork Lab d’Atlassian. Des données issues d’une enquête en double aveugle ont été recueillies en janvier et février 2026 auprès de 12 035 employés de bureau aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Inde, en Allemagne et en France, ainsi qu’auprès de 172 cadres dirigeants internationaux issus d’entreprises du classement Fortune 1000, occupant un poste de vice-président ou supérieur.
À propos d’Atlassian
Atlassian permet aux entreprises de connecter leurs équipes commerciales et techniques grâce à un système de travail basé sur l’IA. Les logiciels de collaboration d’Atlassian sont utilisés par plus de 85 % des entreprises du classement Fortune 500 et par plus de 350 000 clients dans le monde, dont la NASA, Rivian, Deutsche Bank, United Airlines et Bosch.
Source : Communiqué de presse Atlassian (rapport State of Teams 2026), diffusé le 18 juin 2026 via l’agence Hotwire.