Deux études Chance.co, spécialiste français de l’orientation des adultes et de l’entraide professionnelle, dressent un portrait générationnel du rapport des Français au travail. D’un côté, les actifs en poste : perdus, épuisés, en quête de sens. De l’autre, les étudiants sur le point d’entrer dans la vie active : inquiets, mal préparés face à un marché transformé par l’intelligence artificielle.
Les actifs : perdus malgré un poste stable
Selon l’étude menée auprès d’un échantillon représentatif de la population active française, 53 % des répondants se disent perdus dans leur vie professionnelle — 85 % d’entre eux sont pourtant en poste. 46 % des 18-54 ans souhaitent changer de travail en 2026, et seulement 2,3 % déclarent que « tout va très bien ». 79 % des Français déclarent au moins une insatisfaction préoccupante dans leur vie professionnelle, et 70 % ont des griefs envers leur manager, le premier reproche étant le manque de reconnaissance, d’écoute et de soutien. Le déclencheur numéro 1 de remise en question reste l’épuisement professionnel (34 %), et le premier frein à l’épanouissement cité est le manque d’opportunités visibles (47 %), devant le manque de confiance en soi.
Les étudiants : inquiets avant même d’entrer sur le marché du travail
Selon un sondage OpinionWay pour Chance mené en mai 2026 auprès de 513 étudiants français âgés de 18 à 24 ans, 61 % des étudiants se disent inquiets pour leur futur professionnel à cause de l’IA, et un étudiant sur deux craint que l’IA remplace le métier auquel il se destine. 77 % anticipent un marché du travail plus compétitif pour les jeunes diplômés (dont 32 % « oui, tout à fait »). 59 % estiment que l’IA rend déjà plus difficile le fait de trouver un emploi aujourd’hui, tandis que 67 % jugent que maîtriser l’IA est un atout indispensable dans leur secteur. 57 % considèrent leur établissement en retard sur les enjeux IA, et 58 % estiment que leur formation n’est pas adaptée aux réalités du marché du travail.
Ce que ces deux études disent ensemble
Les actifs sont perdus, les étudiants sont inquiets. Mais ni les uns ni les autres ne tournent le dos au travail : ils veulent de l’orientation, du sens, des outils concrets pour avancer. En réponse aux résultats du sondage sur les étudiants, Chance déploie « First Chance » : un programme gratuit et sur-mesure pour 100 000 étudiants en France et dans 22 pays EMEA, combinant orientation et connexions solidaires vers le premier emploi.
« Ces deux études parlent de la même chose : le besoin d’être orienté, accompagné, soutenu. L’accompagnement professionnel n’est pas un luxe. C’est ce qui permet à chacun de contribuer, de progresser, et de ne pas rester au bord du chemin — notamment face à l’IA », indique Ludovic de Gromard, co-fondateur de Chance.