Alors que l’intelligence artificielle transforme le monde du travail et impacte l’ensemble des salariés, notamment ceux de l’encadrement, la CFE-CGC Groupe RATP a déposé une alarme sociale le 30 septembre 2026. Le syndicat pointe un non-respect du dialogue social autour du déploiement de l’IA dans l’entreprise, qui se matérialise par un défaut d’information et de consultation des instances représentatives du personnel.
« Face à une vitesse de progression inédite de cette technologie, il est important de s’accorder un temps de réflexion et surtout un temps de dialogue social pour mesurer ses impacts sur les conditions de travail, l’emploi et l’environnement », déclarent Fabien Renaud et Valérie Vovk, Président et Vice-présidente de la CFE-CGC Groupe RATP. « À la RATP, elle transforme déjà nombre de nos métiers, et impacte doublement les encadrants, qui utilisent ces outils et accompagnent leur déploiement auprès de l’ensemble des salariés. »
La CFE-CGC Groupe RATP indique ne pas être opposée à l’IA : elle souhaite qu’elle soit un outil au service des salariés, sans se substituer à la décision humaine. Concernant la proposition de la Direction d’utiliser l’IA, notamment au sein des ressources humaines, le syndicat estime qu’il faut « une gestion humaine des ressources » et juge cette technologie, « n’ayant rien d’humain », antinomique. Selon lui, son déploiement doit se faire dans la transparence, avec une gouvernance claire, une véritable évaluation de ses impacts et une concertation avec les représentants du personnel. « Aucune transformation de l’entreprise ne peut réussir durablement sans un dialogue social de qualité. Nous attendons désormais des réponses concrètes de la Direction et l’ouverture d’échanges à la hauteur des enjeux. »
Les principes que la CFE-CGC Groupe RATP souhaite placer au cœur du dialogue social sur l’IA
- Associer les représentants du personnel en amont des projets de déploiement et des transformations qu’ils entraînent ;
- Garantir un contrôle humain, une gouvernance claire et une transparence des outils déployés ;
- Évaluer concrètement les impacts sur les métiers, les compétences, l’autonomie, les responsabilités, l’emploi et les conditions de travail ;
- Faire de l’IA un outil permettant de simplifier les tâches et de dégager du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée, et non un moyen de se substituer systématiquement au travail humain ;
- Ouvrir le débat sur le partage des gains de productivité et de la valeur créés par l’IA.
À propos de la CFE-CGC Groupe RATP : créée en 1973, la CFE-CGC Groupe RATP est le syndicat n°1 de l’encadrement à la RATP. Seule organisation syndicale catégorielle dédiée à l’encadrement, elle représente et défend les intérêts individuels et collectifs des techniciens supérieurs, agents de maîtrise et cadres.
