Lyon, France et Middleton, Wis., le 24 septembre 2026
Esker, éditeur de solutions d’automatisation pilotées par l’IA pour la direction financière, dévoile son baromètre mondial 2026 sur la confiance des directions financières dans l’IA (2026 Global Finance AI Trust Index). L’étude analyse la manière dont les responsables financiers adoptent l’IA dans la prise de décision. Un constat se dégage : la prochaine étape de l’IA appliquée à la finance ne se jouera pas tant sur son adoption que sur le niveau d’autorité décisionnelle que les entreprises accepteront de lui confier, et sur les preuves qu’elle devra apporter pour gagner leur confiance.
« Les responsables financiers veulent savoir ce qui pourrait mal tourner, quel retour attendre et quels contrôles doivent être mis en place avant d’investir, explique Scott McDermott, Directeur Financier Groupe (CFO) d’Esker. Les DAF ne rejettent pas l’idée d’accorder davantage d’autonomie à l’IA : ils veulent des preuves de valeur, de la transparence sur les décisions et la certitude que l’humain restera aux commandes lorsque son jugement est déterminant. »
Une autonomie sous contrôle sur les décisions clés
Les responsables financiers intègrent l’IA à la prise de décision tout en maintenant résolument l’humain dans la boucle : 32 % s’appuient sur l’IA pour recommander des actions ensuite exécutées manuellement par les équipes, et 29 % l’autorisent à agir sous réserve d’une validation humaine. Comparés aux autres responsables financiers, les DAF se montrent nettement plus prudents : 78 % (contre 11 %) jugent que l’IA ne devrait pas exécuter de décisions relatives à la fixation des objectifs de chiffre d’affaires, et 74 % (contre 17 %) excluent qu’elle intervienne dans l’allocation des effectifs et des budgets de recrutement.
Des gains de productivité plus visibles que l’impact financier
Si l’IA fait gagner en productivité, son impact financier reste encore difficile à chiffrer pour les équipes finance : interrogés sur les principaux bénéfices de l’IA, une majorité de responsables financiers citent l’amélioration de la productivité (58 %), devant des gains financiers plus tangibles comme l’amélioration des flux de trésorerie (48 %). Un écart se dessine aussi entre profils : 70 % des DAF constatent une productivité renforcée grâce à l’IA, contre 50 % des autres responsables financiers.
Des coûts croissants qui renforcent la pression sur le ROI
La flambée des coûts liés à l’IA met les responsables financiers sous pression pour en démontrer la valeur : 72 % indiquent que leur entreprise a dépensé davantage que prévu dans des initiatives d’IA au cours des douze derniers mois. Parmi les DAF, 75 % font état d’une hausse des coûts des logiciels et abonnements liés à l’IA, contre 45 % des autres responsables financiers ; 65 % peinent également à relier l’usage de l’IA à des résultats métier précis, contre 40 % de leurs pairs.
Données, intégration et usages non approuvés freinent le passage à l’échelle
Autre frein de taille : des lacunes de gouvernance qui empêchent les équipes finance d’étendre l’usage de l’IA en toute confiance. Près de la moitié des répondants (48 %) pointent la qualité des données comme principal obstacle à l’élargissement du rôle de l’IA, suivie par une intégration insuffisante entre les systèmes financiers et les outils d’IA (42 %). Ce dernier point cristallise particulièrement les inquiétudes des DAF : 58 % le considèrent comme un frein, contre 31 % des autres responsables financiers. Enfin, 66 % des responsables savent ou soupçonnent que des collaborateurs de la fonction finance utilisent des outils d’IA non approuvés.
Vers une autonomie de l’IA fondée sur la valeur et la gouvernance
Les résultats mettent en évidence trois conditions clés pour déployer l’IA à grande échelle dans la finance : une valeur métier mesurable, une intégration fiable avec les systèmes cœur de métier, et une gouvernance intégrée à chaque décision et action.
Méthodologie : Esker a interrogé 338 responsables financiers sur le rôle de l’IA dans la prise de décision financière et sur l’approche de leur entreprise en matière d’investissement et de gouvernance de l’IA. Les répondants comprenaient 137 DAF situés aux États-Unis, au Royaume-Uni, dans l’Union européenne, en Australie et au Canada, ainsi que 201 responsables financiers de niveau directeur ou supérieur situés aux États-Unis et au Royaume-Uni. L’enquête a été menée en août 2026.

