Étude LexisNexis x OpinionWay – Paris, le 10 septembre 2026
Une étude OpinionWay réalisée pour LexisNexis auprès de 150 professionnels du droit (50 avocats, 50 notaires et 50 directeurs juridiques), interrogés du 3 au 24 juin 2026, dresse un état des lieux des usages de l’intelligence artificielle dans les métiers du droit.
La fiabilité des sources avant la performance
Le principal enseignement de l’étude : pour 67% des professionnels du droit interrogés, la fiabilité des sources constitue le premier critère de choix d’un outil d’IA juridique, avant sa performance technique. 57% des professionnels du droit disposent d’au moins un outil d’IA, mais seuls 27% l’utilisent régulièrement.
Une adoption encore prudente et supervisée
Seuls 5% des professionnels du droit utilisent une IA capable d’automatiser entièrement certaines tâches, tandis que près de 6 sur 10 (59%) n’envisagent pas encore ce type d’automatisation. Seul 1% des répondants accepterait de laisser l’IA exécuter seule une tâche juridique. En revanche, 42% souhaitent utiliser l’IA comme aide à la réflexion, et 34% accepteraient qu’elle génère un premier jet, sous réserve de relecture.
Les usages varient selon les professions, en fonction de leurs enjeux opérationnels : les avocats privilégient majoritairement l’analyse documentaire (46%), les notaires et les directeurs juridiques la synthèse de documents (46%), et les directeurs juridiques génèrent un premier jet de leurs documents (50%). Malgré ces priorités différentes, un point de convergence se dessine : les professionnels attendent de l’IA qu’elle prenne en charge les tâches les plus répétitives et chronophages afin de leur permettre de se concentrer sur leur véritable valeur ajoutée — l’analyse, le conseil et la prise de décision.
« Le débat sur l’IA juridique a changé de nature : il ne porte plus sur ce que la machine sait faire, mais sur ce qu’on peut lui confier. Notre étude tient en deux mots : l’intégrité juridique. Des contenus certifiés, des réponses sourcées et vérifiables, des données rigoureusement protégées : c’est cette condition d’entrée, pas son aboutissement. L’étape suivante, ce sont non pas des agents d’IA, mais avec Lexis+ avec Protégé, s’installant dans la pratique réelle des professionnels du droit : rechercher, analyser, rédiger, suivre un dossier de bout en bout, sans jamais rompre la chaîne de responsabilité. L’IA exécute. Le professionnel du droit pilote et décide. »
— Eric Bonnet-Maes, CEO LexisNexis Continental Europe, Middle East and Africa
Méthodologie : étude OpinionWay réalisée auprès de 150 professionnels du droit (50 avocats, 50 notaires et 50 directeurs juridiques), interrogés du 3 au 24 juin 2026.

