Étude Freshworks : la complexité de l’IA fait émerger une nouvelle bureaucratie dans les entreprises françaises

Alors que les pouvoirs publics et les entreprises françaises cherchent à simplifier les démarches administratives et à gagner en efficacité, une nouvelle étude publiée par Freshworks montre que de nombreuses organisations créent, au contraire, une nouvelle couche de bureaucratie interne à travers des environnements d’IA de plus en plus complexes. Ces conclusions sont issues du Global Cost of Complexity Report de Freshworks, réalisé auprès de 12 021 décideurs IT (directeurs et cadres dirigeants) dans six pays, dont 2 001 en France.

Complexité, intégration, gouvernance : l’IA fait émerger une nouvelle bureaucratie

Si la France est le marché où l’impact de la complexité de l’IA apparaît le plus limité parmi les pays étudiés, plus de huit décideurs IT français sur dix (82 %) estiment qu’elle a augmenté la charge de travail de leurs équipes. Par ailleurs, 85 % déclarent qu’entre 10 % et 39 % du temps consacré à l’IA est désormais absorbé par la gestion de cette complexité, au détriment de projets à plus forte valeur stratégique.

Une charge opérationnelle qui érode les gains de productivité

L’étude montre que cette charge opérationnelle érode une partie des gains de productivité attendus de l’intelligence artificielle. En France, les équipes IT consacrent désormais plus d’un quart (27 %) de leur temps lié à l’IA à gérer les intégrations, résoudre des problèmes techniques et faire face à la complexité, plutôt qu’à développer des initiatives stratégiques. Dans le même temps, les entreprises estiment qu’un quart (25 %) de leurs budgets dédiés à l’IA est absorbé par ce que Freshworks qualifie de « taxe de complexité » : des coûts imprévus liés aux difficultés d’intégration, à la gouvernance, à la préparation des données, aux retouches et au support continu, plutôt qu’aux capacités de l’IA elles-mêmes.

L’ampleur du phénomène se reflète également dans la perception des entreprises : 26 % des décideurs IT français considèrent aujourd’hui que la complexité de l’IA constitue « un problème très important » pour leur organisation.

« Les entreprises françaises sont appelées à faire plus avec moins de bureaucratie, pourtant notre étude montre que l’IA crée discrètement sa propre charge administrative. Les équipes IT françaises consacrent désormais plus d’un quart de leur temps lié à l’IA à gérer les intégrations et la complexité plutôt qu’à des initiatives stratégiques, tandis qu’un quart des budgets IA suit la même trajectoire. La simplification doit désormais s’appliquer à la manière dont l’IA est déployée et gouvernée, et pas uniquement aux systèmes qu’elle est censée remplacer. »
— Simon Hayward, Vice President of Sales, EMEA, Freshworks

Source : Freshworks, Global Cost of Complexity Report, communiqué de presse, août 2026.

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par Stéphane

Stéphane Poignant est formateur RH et créateur de jeux sérieux, de guides pratiques et de contenus qui font bouger les lignes. Il explore les coulisses du SIRH, de la data RH et du learning by doing. https://www.linkedin.com/in/stephanepoignant/