La branche Betic (ingénierie, conseil, numérique) révèle une étude inédite sur l’intelligence artificielle générative (IAG) et ses effets sur l’organisation du travail dans les entreprises du numérique, de l’ingénierie et du conseil. Initiée par les partenaires sociaux et réalisée entre mars et novembre 2024 par les cabinets Matrice et Plein Sens, cette enquête témoigne d’une adoption encore marginale des IAG, malgré leur potentiel reconnu en matière de performance et d’innovation.
Des usages individuels et peu encadrés
L’étude met en lumière une tendance forte : l’IA générative est principalement utilisée à l’initiative des salariés. 67 % des répondants déclarent utiliser cet outil pour des usages professionnels et personnels. 57 % estiment qu’aucun cadre n’a été défini par leur entreprise pour en organiser l’usage. Les trois principales tâches déléguées aux IAG sont l’assistance rédactionnelle, la synthèse d’informations ainsi que la création de contenus visuels.
Des stratégies contrastées : entre prudence et engagement
Face aux IAG, trois profils d’entreprises émergent :
- Les pionnières, principalement des grandes entreprises, investissent activement dans ces technologies avec des stratégies d’expérimentation et de formation.
- Les attentistes, souvent des PME, explorent l’IAG à petite échelle mais sans structuration claire. • Les réfractaires, principalement des TPE, restent sceptiques quant aux bénéfices et sont focalisées sur les risques de ces outils.
Si 90 % des utilisateurs se déclarent plutôt satisfaits de l’utilisation des IAG, les préoccupations liées à leur déploiement persistent : manque de fiabilité des résultats, risques liés à la confidentialité des données, manque de connaissance du fonctionnement de l’outil et éventuel affaiblissement des interactions humaines dans les équipes.
Une nécessité d’encadrement et de montée en compétences
L’étude souligne par ailleurs un déficit de formation, 86 % des utilisateurs s’étant formés seuls à ces outils. Pour maximiser le potentiel des IAG, les entreprises doivent organiser une gouvernance claire, renforcer la formation et adapter leur stratégie à leur profil. Une telle approche, rigoureuse et anticipative, permettrait d’exploiter ces outils comme leviers d’innovation tout en préservant la dimension humaine du travail.
À propos de l’étude
Cette enquête, menée auprès de 628 salariés et 477 dirigeants, s’inscrit dans une démarche d’observation et d’anticipation des transformations du travail. Elle offre un état des lieux précieux pour les entreprises souhaitant intégrer les IAG de manière responsable et efficace.
Téléchargez l’étude complète : www.cinov.fr/etudes-et-publications/etude-sur-lia-generative-et-la transformation-du-travail
À PROPOS DE LA FÉDÉRATION CINOV ET DE LA BRANCHE BETIC
La Fédération Cinov est la fédération des métiers de la prestation de services intellectuels. Elle regroupe les entreprises du conseil, de l’ingénierie et du numérique, et accompagne les femmes et les hommes des 14 syndicats métiers et des 14 fédérations régionales qu’elle fédère et qui représentent 100 000 entreprises (99,5% sont des TPE-PME), 154 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1 200 000 collaborateurs.
Fédération patronale représentative de la branche Bureaux d’Études Techniques, des Cabinets d’Ingénieurs-Conseils (BETIC), la Fédération Cinov anime plus de 350 mandats dans plus de 60 instances : instances paritaires « social et formation », organisations internationales, pôles techniques, organismes professionnels et organismes de normalisation et de qualité.
La Fédération Cinov est membre fondatrice et administratrice des principaux organismes nationaux et internationaux : les confédérations nationales CPME et UNAPL, l’Opérateur de compétences (Opco) Atlas et FIF.PL, les organismes de qualification OPQIBI et ISQ-OPQCM et les fédérations internationales et européennes Fidic et EFCA. Elle est également administratrice-fondatrice de l’Iptic (Institut de promotion des techniques de l’ingénierie et du conseil), de l’Opiiec (observatoire paritaire), de l’Association bilan carbone, de l’Alliance HQE, d’ADN Construction et de Construction 21.